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Ashtanga, les 8 branches du yoga

Le yoga est avant tout un système de pensée philosophique et spirituel, bien avant que les postures, « Asanas » en sanskrit, n’apparaissent. On dit qu’il y a 8 branches du yoga, appelées « Ashtanga » (à ne pas confondre avec le Ashtanga Vinyasa, une pratique posturale développée par Sri Pattabhi Jois).

Ces 8 branches devraient être suivies dans l’ordre, on ne pourrait pas passer à la seconde avant d’avoir « réussi » la première. Pourquoi ? On doit passer par toutes les étapes, les unes après les autres en vue d’atteindre l’éveil spirituel, la 8ème limbe. Et c’est le travail des 7 autres branches qui nous permet d’y arriver.

Il est possible que des personnes qui dévouent complètement leur vie au yoga suivent à la lettre l’ordre des branches. Pour nous, il est vraiment difficile de s’y contraindre, tant les concepts peuvent être évolués, poussés et peu compatibles avec notre quotidien.

Malgré cela, les personnes qui souhaitent mieux comprendre et connaître la philosophie yoguique ont bien sûr la possibilité de mettre en place dans leur quotidien les valeurs et concepts proposés par le Ashtanga. Elles nous aident à faire évoluer notre spiritualité, à vivre en meilleure harmonie avec les autres et nous-mêmes.

Yama, les valeurs morales

Le premier pilier du yoga est « Yama » qu’on définit de valeurs et disciplines morales. Ce sont 5 valeurs que l’on suit pour être en paix avec les autres. Les voici :

  1. Ahimsa : il s’agit de la non-violence ou encore non-nuisance. Par cela, on entend : ne pas blesser les autres, ne pas tuer intentionnellement (humains et animaux), ne pas nuire aux autres de manière physique ou psychologique. Tout simplement : respecter les autres pour être respecté en retour. Par tout cela, on comprend que l’amour (de manière générale) doit guider nos actions, peu importe la personne en face de nous, nous devons l’aider et être indulgent.
  2. Satya : la vérité. On doit être vrai avec nous-mêmes (ne pas être de mauvaise foi) mais également avec les autres. Montrer son vrai visage, ne pas jouer un rôle et être authentique. La vérité se joue à plusieurs niveaux : dans les pensées, les paroles et les actions.
  3. Asteya :  ne pas voler. Le yogi ne possède que le strict nécessaire, et ne vole pas les possessions des autres.
  4. Brahmacharya : il s’agit de l’étude des Veda (anciens textes sur la religion en Inde), et on parle parfois de « chasteté » (ne pas céder à ses désirs sexuels). En réalité, il n’est pas interdit d’être yogi et d’avoir une vie de famille (en reprenant les textes, on voit bien qu’ils s’adressaient aux hommes car à l’époque les femmes ne pratiquaient pas le yoga). Mais le yogi doit respecter son rang et sa caste, et faire passer la religion avant tout.
  5. Aparigraha : la non possessivité par rapport aux biens matériels. C’est une variante de Asteya (ne pas voler) : rien ne sert d’amasser des objets dont nous n’avons pas besoin, car cela pollue notre mental. C’est aussi, refuser ce qui n’est pas le fruit de notre travail, refuser les faveurs qui nous sont faites. En ne vivant qu’avec le nécessaire, nous ne sommes jamais en manque de quoi que ce soit.

Guerrier 2 yoga

Niyama, la purification de soi

Après les Yamas qui définissent la discipline à respecter en société et de manière universelle, les Niyamas nous concernant directement. Ce sont les règles envers nous-mêmes.

  1. Sauca : la pureté du corps. Le corps doit être propre par des règles d’hygiènes, mais aussi grâce aux Asanas (postures) et Pranayama (contrôle de la respiration) qui aident à détoxifier le corps en profondeur. L’esprit doit également être pur, et se libérer de la haine, de la colère, de la peur, etc. Quant à la nourriture, on doit faire attention à sa provenance, à la façon dont on la prépare, pour qu’elle apporte ses meilleurs bienfaits à notre corps, et éviter des aliments non nourrissants ou trop gras.
  2. Santosha : le contentement ou la satisfaction. Cet aspect doit être cultivé, car un yogi insatisfait ne peut pas se concentrer. Il faut donc se contenter de ce que l’on a, et se détacher de nos désirs pour être plus heureux.
  3. Tapas : la racine du mot vient de « brûler ». On entend par tapas : l’autodiscipline, la purification, et l’austérité, avec un travail ardent vers notre objectif dans la vie (pour un yogi, l’objectif étant d’atteindre le Samadhi et se détacher des désirs, par le travail de Ashtanga).
  4. Svadhyaya : c’est l’étude du Soi (sa véritable nature) et des écritures sacrées (dont les chants de mantra), qui permet d’éteindre l’ignorance et d’apporter la connaissance. Il paraît important d’étudier ce que l’on pratique, en complément de celle-ci, pour mieux comprendre le sens de ce que nous faisons. La pratique et la connaissance de celle-ci ne vont pas l’une sans l’autre.
  5. Ishvara pranidhana : abandon à ce qui est supérieur (« Dieu »). Nous devons suivre les Yamas, Niyamas et autres branches du Ashtanga, tout simplement et suivre ce qui est plus grand que nous. Ainsi nous éviterons la tristesse, la colère, l’égoïsme, l’avidité…

Asana, les postures de yoga

Les postures de yoga sont aujourd’hui très connues, c’est grâce à elles que la majorité des pratiquants occidentaux en viennent au yoga. Bien que l’image « zen » du yoga soit très souvent invoquée, les débutants comprennent rapidement que les postures sont souvent difficiles à exécuter.

A quoi servent vraiment les postures de yoga ? On dit qu’elles étaient utiles aux pratiquants de la méditation, car elles servaient à rester en forme (souple et musclé) et aidaient à tenir la posture du lotus (en tailleur, les pieds sur les cuisses), pour méditer plus longtemps.

Pratiquer les postures, c’est apprendre à maîtriser son souffle, à rester concentrer, à ressentir son corps tout entier. On fait le vide sur tout ce qui est autour de nous, et on se recentre sur nous-mêmes. Pratiquer les Asana c’est apprendre à maîtriser ses pensées, comme une méditation en mouvement et toujours au rythme de la respiration, autrement, c’est simplement de la gymnastique.

B.K.S Iyengar indique que les postures offrent stabilité, force et légèreté au corps, et qu’elles aident à prévenir la plupart des maladies. Le yogi pratique dans un endroit propre et calme et s’abandonne dans les postures.

Pour aller plus loin dans la pratique posturale actuelle, voici quelques uns de mes articles :

posture de la pince yoga

Pranayama, le contrôle de la respiration

« Prana » est le souffle et « Ayama » son contrôle, on parle avec de contrôle du souffle. La respiration a une place centrale au yoga ! Savoir contrôler son souffle c’est améliorer son système respiratoire, apaiser le système nerveux et calmer ses désirs. Comme indiqué plus haut, sans la maîtrise de notre respiration : nous ne pratiquons pas le yoga mais simplement un sport.

Il existe de nombreux exercices de Pranayama, parmi eux :

  • la respiration carrée,
  • la respiration alternée « Nadi Shodana »,
  • la respiration de feu « Kapalabhati »,
  • la respiration Ujjayi,

Passez à la pratique avec une vidéo de Delphine Marie Yoga

Pratyahara, le contrôle de sens

Pratyahara nous questionne sur notre dépendance à nos sens : sommes-nous esclaves ? Bien sûr, il ne faut pas renoncer aux plaisirs de la vie, mais la différence entre un yogi et un non yogi, est la capacité à ne pas dépendre de ses désirs, à savoir s’arrêter, et à être conscient de ce qu’il se passe.

Nous ne devons pas être esclaves de nos désirs et de nos pulsions, nous devons les contrôler en nous concentrant sur l’intérieur. Cela sous-entend être complètement dans l’instant présent et se libérer de notre égo qui nous parle. Grâce à la méditation, au travail des postures de yoga en pleine conscience, à la mise en place des différents Yamas et Niyamas, on agit sur Pratyahara.

Dharana, la concentration

Dharana est la concentration, l’étape qui nous permet d’entrer sans effort en méditation. On le confond toujours avec la méditation : lorsque l’on s’assoit et que l’on se concentre pour évacuer nos pensées et revenir à notre souffle ou à un objet, ce n’est pas de la méditation mais Dharana, la concentration.

Répétés, ces exercices nous aide dans toutes les sphères de notre vie. Se concentrer, et donc porter son esprit sur le moment présent uniquement, est utile à chaque moment. Par la pratique des Asanas, la concentration est facilitée, et d’autant plus dans des pratiques telles que le Ashtanga Vinyasa non guidées : l’esprit se concentre sur les mouvements et la respiration, rien de plus. Travailler les piliers précédents aident forcément à atteindre cette sixième étape.

Dhyana, la méditation

C’est lorsque le pratiquant ne fait plus qu’un avec l’objet de sa concentration qu’il entre véritablement en méditation. Autrement dit, on ne peut pas forcer son esprit à méditer, il s’agit d’un long travail, qui passe par les branches précédentes du Ashtanga. Le yogi qui médite a donc maitrisé les Yamas et Niyamas, pratique les Asanas et les Pranayamas, a réussi à se libérer de ses sens (Pratyahara) et il sait se concentrer longuement avec persévérance (Dharana).

Il s’agit de la dernière étape avant d’atteindre le Samadhi, « l’éveil ».

Samadhi, l’atteinte de l’éveil

Les trois dernières étapes du Ashtanga (Dharana – Dhyana – Samadhi) sont intimement liées. La différence réside dans l’intensité de l’étape dans laquelle on se trouve. On commence par Dharana, puis lorsque notre esprit est prêt et entièrement dévoué à l’objet de notre attention, nous entrons en méditation.

Samadhi est l’illumination par excellence, la dernière étape : on ne fait plus qu’un avec le monde et avec l’objet. Il n’y a plus d’émotions, plus de jugements : on voit l’objet tel qu’il est, point.

Est-ce que tout le monde peut atteindre cet état ? Non, certains yogi ne le connaîtront jamais. Cela demande tellement de travail, de sacrifices, de persévérance dans sa pratique globale du yoga.

méditation tous les jours


J’espère que cet article vous a plu et éclairé sur les 8 piliers du yoga défini par Patanjali. La plupart de ces concepts restent abstraits pour nous, car ils demandent une connaissance fine de la religion hindou, sur laquelle est fondée le yoga. J’espère pour ma part ne pas avoir trop dénaturé les termes initiaux par les interprétations de mes différentes lectures.

Pour aller plus loin vers des thèmes spirituels :

  • « Bible du yoga » de B.K.S Iyengar
  • « Au sources du yoga, comprendre son origine : l’Hindouisme » de Jean Varenne

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Est-ce que vous connaissiez les piliers ? Ca vous parle ?
Essayez-vous de mettre en œuvre certains concepts du yoga dans votre vie ?

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