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Un an sans manger de viande : mon bilan

Et voilà, j’ai passé le cap symbolique du « 1 an ». Une année entière sans manger de viande (or poissons et crustacés que je consomme encore régulièrement). J’ai du mal à y croire tant c’est venu soudainement.

Il faut dire aussi que c’était plutôt improbable : j’ai toujours aimé manger de la viande, tous les animaux sauf du cheval, et les abats. J’ai été éduquée comme ça. À savourer un animal mort et cuisiné en sauce, rôti, grillé…

Néanmoins, je me souviens avoir commencé à être dégoûtée par le sang à mes 16 ans. Un steak saignant n’était pas pour moi, je faisais cuire excessivement la viande pour qu’elle ne saigne pas. Puis c’est revenu, avec le temps…





Ma prise de conscience

Je pense que c’est le yoga qui m’a amené à mettre fin à ma consommation de viande.

Le yoga m’a fait réfléchir sur beaucoup de choses : l’importance d’être bienveillant et empathique (même si mon signe astrologique m’a déjà doté de ces traits là…), de respecter la planète et ce qu’elle nous offre, mais aussi de considérer chaque vie comme égale et importante.

Ça faisait depuis au moins un an et demi que j’avais réduis la viande. Une collègue de boulot était végétarienne et m’avait « convaincue » par certains arguments (pas tous, il faut reconnaître la mauvaise foi aussi). Mais je n’aurais jamais imaginé arrêter complètement de manger de la viande !

L’année dernière, j’ai participé à la retraite Yoga organisé par Joanna – Yoga Fire Jo. Un moment fantastique, rempli de joie, de sourires, de bonheurs simples, de yoga. Mais également de cuisine saine, végétarienne et parfois sans gluten.

Pour être honnête, j’appréhendais ! L’idée d’un week-end un peu sportif (entendez pas là on se lève tôt et on bouge sans avoir mangé…), et sans protéines me terrifiait.

Vous vous en doutez : tout s’est bien passé ! La cuisinière nous a préparé de délicieux repas pendant deux jours et demi. Joanna nous a nourrit de son yoga ultra-bienveillant… Sans parler des merveilleuses rencontres faites sur place ! J’étais refaite, et il a été difficile de revenir à la réalité le lendemain.

J’avais donc survécu à un régime alimentaire que je connaissais peu, et ce pendant plusieurs jours. À mon retour, j’ai continué à manger un peu de viande. Mais j’y pensais, plus que d’habitude. La semaine suivante, le poulet dans mon assiette n’avait plus le même goût, une saveur moyenne.

Le week-end suivant, comme à notre habitude, nous sommes partis faire nos petites courses. La plupart de nos achats se font à Biocoop, et pour la viande, nous allons dans un magasin de producteurs locaux juste à côté. Mais à ce moment là, je savais déjà que je n’en avais pas envie, et mon copain me disait « on se fait un poulet ce week-end ? Tu veux des côtes d’agneau ? ».

C’était difficile de lui dire que je n’en avais pas envie. Et rendu devant le rayon boucherie, j’ai eu envie de vomir devant ces animaux morts. Mon ventre s’est serré : non, pas de viande ce week-end.

La suite a été plutôt simple et s’est fait naturellement : je n’avais pas envie de viande. Aucun manque, aucune nostalgie. Le plus difficile était et reste aujourd’hui de cuisiner, car à la base je ne suis pas une très bonne cuisinière !

Une année simple ?

C’était en fait facile de ne plus manger de viande. Pour certaines personnes, c’est les choux de Bruxelles, pour d’autres les champignons, et pour moi, à présent, c’est la viande.

Comme je le disais plus haut, je n’aime pas vraiment cuisiner, j’ai donc du rapidement trouver des alternatives pour ne pas mourir de faim ! J’ai préparé une liste de recettes végétariennes, fouiner un peu partout sur le web, sur Pinterest et Instagram. J’ai questionné à droite à gauche pour trouver des idées…

En quelques jours, je me suis constituée une petite base de plats végétariens. Mais certains, notamment dans les livres de recettes, demandent toujours des ingrédients exotiques, qu’il faudrait aller déterrer à l’autre bout du monde. Il est là mon problème !

Finalement, j’ai décidé de revenir à l’essentiel : avoir une assiette équilibrée. Comprendre les bienfaits et apports des différents types d’aliments, intégrer que manger du riz et des lentilles seuls, ça ne colle pas.

Aujourd’hui, février 2020, je suis heureuse de dire que je ne mange plus de viande. J’ai adapté mes repas à mes envies, je cuisine au feeling ou avec le soutien de mon chéri (c’est lui qui m’a appris à cuisiner !).

Du coup, on cuisine quoi ?

Je ne vais pas garder pour moi les recettes végétariennes dont je raffole ! Voici une petite liste, à adapter comme vous souhaitez/aimez cuisiner :

  • un couscous : semoule et légumes de saison (version végétalienne simple)
  • les quiches : blettes/chèvre, carottes/courgettes, tomates confites/mozzarella, champignons….
  • un cake salé : aux tomates confites, aux olives…
  • des pâtes : avec un pesto de vos fanes de carottes ou de roquette, avec une sauce tomate sans viande…
  • des salades : lentilles/graines/graines germées/fromage de chèvre/radis
  • de la soupe : potimarron/lait de coco accompagné d’une tartine de fromage fondu (au choix), aux légumes…
  • des galettes de légumes, de lentilles, de pomme de terre…

La liste pourrait être très longue ! L’essentiel est de garder en tête d’avoir une grosse part de légume dans l’assiette, puis des protéines, des féculents et un peu de gras. Les blogueuses cuisine et livres de recettes en parlent mieux que moi 🙂

Comment vais-je physiquement ?

Je tiens à en parler, puisque moi-même, je me posais la question de la réaction de mon corps à ce changement brutal d’alimentation. Il faut savoir que j’ai souvent été sujette à l’hypoglycémie : si je sautais le petit-déjeuner, je tombais, quel que soit l’effort fourni.

Et il est vrai que j’ai souvent la tête qui tourne en me levant trop vite, ou après une séance de yoga bien corsée. Je suis peu musclée, peu résistante, j’ai peu de graisse en réserve… je me suis vraiment posée la question de mon état de santé après l’arrêt de la viande.

Au final, rien n’a changé pour moi ! J’ai peut-être perdu un ou deux kilos (mais je fais le yoyo chaque année), ce qui est classique lorsqu’on arrête la viande. En revanche, je n’ai pas faim plus qu’avant, je ne pense pas avoir de carence (je consomme régulièrement des œufs et en moyenne du poisson une fois par semaine de toute façon), je ne me sens pas plus fatiguée. C’est un bon point, car c’est sans doute un élément qui m’a empêché pendant des mois de passer à une alimentation sans viande !

Un autre point que je trouve génial : je digère beaucoup plus vite, je me sens moins lourde après une repas. Et pourtant, j’éprouve un vrai sentiment de satiété, surtout avec un bon plat de lentilles, mais sans l’envie de faire une sieste longue !

Pourquoi j’ai arrêté la viande ?

Plusieurs arguments m’ont mené vers l’arrêt complet de viande dans mon alimentation. Les voici :

  • la production de viande pollue. Mais vraiment. Pour avoir un kilo de viande de bœuf dans son assiette, il faut dépenser 17 000 litres d’eau. Et oui. Pourquoi ? La déforestation intensive aujourd’hui sert à faire pousser du soja pour nourrir le bétail. Si on prend en compte l’arrosage du soja (et autres aliments hein), l’entretien des terres pour le soja et le bétail, toute l’étape de abattage, le transport de chaque élément à l’échelle mondiale…. non seulement c’est gourmand en haut, mais aussi en énergie fossile. Et parlons du gaspillage alimentaire ? Que ce soit au niveau de l’élevage, de l’abattoir, des supermarchés et des foyers. Bref, l’agriculture et l’élevage font partie des secteurs les plus polluants de notre planète. Et en ce moment, elle a besoin que chacun fasse des efforts et change radicalement de comportement.
  • la vie des animaux n’est pas moins importante que la nôtre. J’aime les animaux, vraiment. Je les trouve beaux, attachants, intelligents. Parce qu’ils le sont ! Certains sans doute plus de nous… ils communiquent, ils sont dotés d’un instinct que nous avons perdus au fil du temps. Je ne peux plus faire semblant et je me suis mise à culpabiliser de manger des animaux que j’adore ! Je veux dire… je ne mangerai pas mon chat, alors pourquoi un veau (qui a été enlevé à sa mère dès la naissance, au passage) ?
  • les conditions d’abattage des animaux sont HORRIBLES. On a tous vu les vidéos de l’association L214. Choquantes hein ? Et pourtant, j’ai longtemps fermé les yeux, mais d’une certaine façon, je cautionnai ces actes, puisque je continuai d’acheter et de consommer de la viande. Le pire pour moi a été d’apprendre qu’un petit éleveur est obligé d’amener ses animaux dans un grand abattoir : il n’est pas autorisé à leur donner la mort dignement, chez lui. C’est la loi.
  • je n’ai pas BESOIN de viande pour être en bonne santé. J’ai compris que mon corps peut se satisfaire de protéines végétales, de légumes, de féculents… si un jour mon corps me demande de la viande, et que mon médecin m’implore de manger des animaux pour vivre, peut-être que je céderai. Mais pour le moment, j’ai choisi d’arrêter parce que mon corps le veut bien.

Je suis désolée si certaines de mes paroles peuvent vous choquer. Mais il s’agit de mon avis, de mon cas personnel, de mon ressenti. J’avais un réel besoin d’aligner mes actes et mes valeurs. Je vais dans ce sens, même s’il me reste beaucoup de choses à changer. Comme arrêter sérieusement de manger du poisson et des crustacés, par exemple !

Ce qui m’amuse cependant, ce sont les personnes qui s’énervent presque lorsque je dis que je ne mange pas de viande. Cela n’engage que moi pourtant, je n’essaie pas de convaincre ou de faire adhérer tout le monde. Quand on me pose la question « mais pourquoiiiii ? », je réponds et c’est tout ! Chacun est libre de ses actes, mais je pense qu’il faut agir en pleine conscience, et ne pas ignorer les impacts écologiques ou les horreurs de l’abattage par exemple.

S’il y a un livre à vous recommander sur le sujet, pour au moins être au courant des pratiques actuelles, c’est celui d’Hugo Clément, « Comment j’ai arrêté de manger les animaux ». Un livre poignant, qui m’a fait pleurer plusieurs fois (hypersensibilité bonjour !), qui m’a fait réfléchir, m’énerver, me questionner. Et finalement me dire que j’avais fait le bon choix. Merci Hugo pour ce chef d’oeuvre !


Merci beaucoup d’avoir lu cet article ! N’hésitez pas à le commenter, à me poser des questions 🙂

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mon bilan après une année complète sans manger de viande

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16 Comments
  • Marie E.
    6 février 2020

    Merci pour cet article et ce retour d’expérience Claire. J’ai consommé très peu de viande depuis 2016 et je n’en consomme plus du tout depuis un an également. Je n’ai pas encore lu le livre d’Hugo Clément, mais il est dans ma bibliothèque et je prévois de le lire prochainement.
    Très belle journée. A bientôt,

    • Claire
      8 février 2020

      Hello Marie,
      Ce livre est vraiment super, j’ai adoré. Hugo Clément a vraiment fait un gros travail de recherche. N’hésites pas à me dire ce que tu en as pensé, quand tu l’auras lu !
      A bientôt,

  • Kathleen
    6 février 2020

    Hello ma belle, je te conseille les lasagnes aussi avec du touffu Rosso c’est super !
    Pour ma part j’en mange aussi très rarement pour plusieurs raisons similaires aux tiennes.

    • Claire
      8 février 2020

      Hello Kathleen, merci pour l’idée !

  • Claire
    13 février 2020

    Bonjour Claire,
    Ce mois ci, ça fera 2 ans que je ne mange plus de viande ! Comment je me sens ? En parfaite santé après un bilan sanguin ! Qu’est ce qui m’a amené à me passer de viande ? D’abord, j’avoue, un manque de moyens. La viande est trop chère pour les pauvres. ….puis, j’ai lu quelque part que c’était la première source de cancers aujourd’hui !! Alors , chemin faisant, ni une ni deux, ma réflexion a été de me dire que c’était complètement ridicule de payer le prix fort pour « mourir « ……! En même temps, à force de voir aussi les vidéos passer de la maltraitance animale et la déforestation, tous ça pas bon pour notre planète, moi qui me réclame de l’écologie et la décroissance. …! Finalement, c’est tres bien pour mon éthique et surtout ma conscience. …..
    Du coup, j’en arrive à trouver fastidieux de devoir passer du temps à préparer à manger, le plus simple et naturel possible, avec le moins de transformation me va très bien ! Moi qui a connu les restos 4 étoiles avec un grand père chef et une enfance pleine de petits plats mijotés. ….pourquoi avons nous autant besoin de se compliquer la vie ? C’est ma dernière quête, qui va certainement occuper le restant de ma vie……
    Merci pour votre article et votre parcours, je me sens un peu moins seule même si beaucoup de gens aujourd’hui deviennent végétaliens, végétariens, végans etc…..
    Bonne continuation.
    Claire (et oui, aussi !)

    • Claire
      13 février 2020

      Bonjour Claire ! Merci pour votre témoignage, c’est vrai que la viande est plutôt chère. Je le vois bien en faisant mes courses, nous dépensons beaucoup moins à présent. Je pensr qu’on est d’accord sur tous les points ! Dans mon entourage proche, personne ne souhaite arrêter la viande, je me sens un peu seule parfois également. A bientôt !

  • alexia
    14 février 2020

    bravo pour ton témoignage ! j’ai moi aussi arrêté la viande depuis 5 ans maintenant !
    il m’arrive parfois d’acheter des œufs Bio, du miel, et du gruyère râpé… mais ce sont les seuls produits animaux qui peut y avoir dans mes placards 😉
    un complément en vitamine B12 cependant est nécessaire 😉
    belle journée
    Alexia

    • Claire
      16 février 2020

      Bonjour Alexia,
      tu es plutôt dans une optique vegan du coup ? pour ma part c’est juste arrêt de la viande. Mais je continue de manger du poisson, des œufs, du fromage… en revanche je prends beaucoup moins de lait de vache, je n’ai jamais vraiment aimé ça de toute façon !
      A bientôt 🙂
      Claire

  • la parenthèse psy
    21 février 2020

    Salut !! 12 ans que j’ai arrêté la viande et je n’ai vu aucune différence dans mon corps. J’ai de l’énergie, je fais du sport, j’ai le moral et je mange bien ! Retirer la viande de mon alimentation n’a donc pas été difficile et elle ne me manque pas. 🙂

    Bises,
    Line

    • Claire
      22 février 2020

      Hello Line,
      C’est génial ! Elle ne me manque pas non plus et j’espère aue ça durera longtemps !

  • Angélique
    22 février 2020

    Wahou ! Bravo pour cette belle transition ! On s’en fait souvent tout un monde mais finalement manger végétarien est très facile. Quand je suis passée au végétarisme il y a 16 ans maintenant, j’ai découvert toutes sortes d’aliments que je ne connaissais pas et mon alimentation est devenue bien plus riche et variée que lorsque je mangeais de la viande. Attention toute fois à ne pas abuser du mélanges »céréales et légumineuses » qui peuvent à long terme altérer les intestins les plus fragiles (j’en ai fais les frais au bout de quelques années, ce qui m’a fait perdre beaucoup de poids entre autre). Comme tu le dis, l’important est de garder une grosse part de légumes.
    Personnellement, j’ai ressenti une incroyable paix intérieure lorsque j’ai arrêté de manger de la viande car j’étais en accord avec moi-même. Je ne regrette pas du tout d’avoir franchi le cap malgré les remarques de l’entourage… mais au bout de 16 ans, voyant que je suis toujours vivante et en bonne santé, ils ne peuvent plus rien dire ! Ah ah ah 😀

    • Claire
      22 février 2020

      Hello, oui c’est exactement ça, on est toujours vivantes, en bonne santé… Et comme tu dis, je me sens également plus en accord avec mes valeurs. Il faudrait aussi que j’arrête le poisson mia je n’en ai pas la force pour le moment..

  • Lila
    29 février 2020

    Merci pour ton retour d’expérience, très intéressant 🙂 Je m’y retrouve car je suis moi-même végétarienne depuis quelques mois après 2 ans de flexitarisme. J’en suis très heureuse et je n’ai aucun souci de santé
    Et je viens de finir le livre d’Hugo Clément, qui est venu confirmer mes convictions (et qui m’a beaucoup touchée…)

    • Claire
      1 mars 2020

      Hello Lila, merci pour ton commentaire ! Selon moi le concept de flexitarisme a été inventé par les industriels et les lobbies de la viande pour dire aux gens « mais si, continuez la viande ». On sait bien que les publicités vantant le fait que les animaux passent le plus clair de leur temps dehors sont fausses. D’ailleurs le livre d’Hugo Clément en parle très bien. Il m’a beaucoup touché aussi…

  • Herbier Céleste
    12 août 2020

    Super article! De mon côté, malgré mon éthique et ma volonté de manger « sans viande », j’en mange encore plusieurs fois par semaine, car je ne peux manger que très rarement gluten et produits laitiers à cause de la maladie inflammatoire que j’ai.
    Super site également! Merci!

    • Claire
      19 août 2020

      Oh mince, c’est la maladie de Crohn ? Malheureusement je ne suis pas une spécialiste du « sans gluten ». Peut-être que tu peux te tourner vers davantage de produits de la mer ? Niveau écologie c’est « moins pire » que la viande, même si ça peut faire des ravages.. Bon courage et merci de ton commentaire !

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