Les tapis Yogom + interview de Mathilde

Tapis de yoga YOGOM, Posture de l'aigle

Je suis heureuse de revenir avec un article consacré entièrement au yoga, et plus particulièrement aux tapis de yoga de la marque française Yogom !

Depuis 2 ans de pratique du yoga, j’ai accumulé plusieurs tapis de yoga. Le premier ne me sert plus du tout, je l’utilise principalement pour du renforcement musculaire afin de ne pas salir les autres, très rarement en réalité ! J’ai également un tapis Baya de la gamme intense, et un second yoga Décathlon en jute naturelle.

Le mois dernier (janvier 2019), la très gentille Mathilde m’a contacté pour me présenter ses tapis en mousse écologique et recyclable. Et elle m’a demandé de le tester pour vous en parler. C’est avec plaisir que j’ai accepté ! Je pense que ce tapis va vraiment vous plaire, d’ailleurs vous êtes déjà nombreux à me poser des questions sur Instagram !

Des tapis écologiques et recyclables

Tapis de yoga YOGOM, torsion

Le tapis Bodyline de YOGOM

Ce qui m’a tout d’abord marqué quand j’ai reçu le tapis Bodyline de Yogom, c’est son poids : 1kg, ultra-léger, un vrai poids plume ! Un premier point positif pour le transport.

La seconde chose super agréable, c’est le toucher : on ressent tout de suite la qualité du tapis. Il est très doux et agréable pour la pratique. Pas du tout rugueux comme certains tapis.

Je l’ai testé peu de temps après l’avoir reçu, et un point que j’attendais de vérifier avec impatience : est-ce que mes mains allaient glisser ?

Je peux vous dire après de nombreuses séances (yin, vinyasa, ashtanga…) que… on ne glisse pas du tout ! Que ce soit pendant une séance douce, ou bien pendant une séance dynamique où l’on transpire, ce tapis est anti-dérapant en tout circonstance ! ET il adhère très bien au sol. C’est sincèrement un point ultra-positif pour moi, car j’ai d’autres tapis où mes mains glissent pendant une pratique « trop douce », et cela devient embêtant dans certaines postures.

D’ailleurs, Mathilde avait publié un test concret sur son compte Instagram, en montrant qu’on ne glisse pas même avec les mains complètement mouillées.

Le tapis est en mousse « élastomère thermoplastique » (ou TPE), un grand mot pour décrire une matière :

  • écologique,
  • recyclable,
  • douce,
  • hypoallergénique,
  • sans PVC,
  • sans toxine…

Bref : la matière parfaite pour les personnes qui souhaitent un tapis le plus clean possible ! Pour être honnête, je ne connaissais pas du tout cette matière, il en existe tellement. C’est un véritable plaisir de savoir qu’il existe des tapis recyclables. Forcément, ils s’abîment avec le temps et ne sont pas durables à vie.

Tapis de yoga YOGOM, lignes tapis bodyline

La spécificité du tapis Bodyline réside dans les lignes que l’on voit sur le tapis : elles sont des repères pour l’alignement dans certaines postures. Je les utilise beaucoup pour les guerriers : les lignes arrières permettent de bien voir l’alignement du pied. Et la ligne centrale aide de manière générale à savoir si l’on est bien centré sur le tapis.

Les lignes intérieures permettent de voir l’écartement du triangle (trikonasana). Et celles extérieures servent aux « Prasaritapadottanasana » (jambes écartées et le buste penché en avant – très présent dans la série de Ashtanga). Bien sûr, chacun se créer une utilisation selon ses besoins. Mais c’est souvent lorsque je me demande si je suis bien alignée ou non que les lignes me servent de repères.

C’est un tapis assez épais : 0,6cm, mais cela n’empêche en rien les postures d’équilibre (arbre, guerrier 3, corbeau, etc.). Pour les couleurs, vous avez trois choix sur la gamme Bodyline, en sachant que le dessous du tapis a une seconde couleur ! Pour être franche, je n’ai pas essayé l’autre côté : la matière est striée, je ne pense pas apprécier. De plus, mon tapis étant roulé lorsque rangé, il ne veut pas rester en place de l’autre côté et s’enroule sur lui-même. Mais sachez que vous pouvez quand même utiliser les deux côtés !

Au niveau des dimensions, il mesure 183cmx61cmx0,6cm.

Si ce tapis vous plaît, vous pouvez le trouver sur le site de YOGOM au prix de 59€99. Une somme tout à fait correcte au regard du travail de Mathilde ainsi qu’à la qualité du tapis !

Tapis de yoga YOGOM, texture du tapis

 

Les +

Les –

La matière écologiqueJe ne trouve rien à dire !
Design simple et épuré
Des lignes en guise de repère
Anti-dérapant
Le tapis est recyclable

 

Tapis de yoga YOGOM, posture de la sirène

Les autres produits YOGOM

Et si vous avez un plus petit budget, Mathilde a mis en place un « tapis solidaire » : vous payez moins un tapis de même qualité, dans d’autres couleurs (et sans les lignes du Bodyline). Cette démarche permet à Mathilde de tester de nouvelles couleurs pour les futurs tapis !

Une autre démarche que je trouve très intéressante et ingénieuse, est #untapispourlavie. Dès lors que vous recyclez un tapis de yoga (parce qu’il est trop abîmé par exemple, ou que vous souhaitez changer), et que vous envoyez la preuve à Yogom, vous recevez -20% sur votre prochaine commande sur le site. Un geste adorable pour l’environnement et pour vous, les acheteurs !

Et sur son Eshop, vous trouverez non seulement des tapis, mais aussi de jolies sangles cousues à la main, en France pour emmener votre tapis partout avec vous ! Mathilde vous propose également des kimonos légers pour l’été.

Qui est Mathilde, la fondatrice de Yogom ?

Je vous propose de découvrir en quelques questions-réponses, qui est derrière la marque YOGOM : Mathilde Corbin !

Raconte nous qui tu es !

Je suis née en Aveyron, j’ai fait des études de commerce à Toulouse puis j’ai commencé à travailler dans l’événementiel à Paris puis à Bruxelles. J’ai eu ensuite envie de retrouver mon sud et d’aller m’installer sous le soleil de Montpellier où j’ai développé mes compétences en marketing et communication digitale.

J’ai souvent changé d’entreprise, j’avais tout le temps envie d’apprendre de nouvelles choses, de découvrir de nouveaux secteurs d’activités, des méthodes de management différentes et j’ai surtout toujours eu le besoin de faire plusieurs choses à la fois. J’ai toujours eu le gout de la transmission et j’ai eu l’opportunité de devenir formatrice et de donner des cours d’événementiel dans une école hôtelière à Nîmes. Cela fait 7 ans que j’y donne des cours en parallèle de mes autres activités et c’est chaque année une aventure très stimulante et enrichissante. J’aime transmette, former et côtoyer la nouvelle génération, pas toujours évidente à décrypter !

En 2015 j’ai décidé de quitter une première fois le milieu de l’entreprise et je suis partie en voyage initiatique au Costa Rica. J’ai bravé ma phobie de l’avion et suis partie toute seule avec mon sac à dos pendant quelques mois. J’ai pris des cours d’espagnol, de surf et j’ai découvert complètement par hasard le yoga !

En rentrant de ce voyage j’ai souhaité retravailler tout en continuant de voyager, et je suis partie quelques mois à Barcelone puis à Naples avant de revenir à Montpellier lancer mon activité de micro entrepreneur. Je suis devenue « freelance » en web marketing et ai commencé à développer d’autres activités notamment autour du yoga.

Je suis donc de nature entrepreneuse ce qui me permet d’exploiter mon grand besoin de créer. Je peins depuis l’âge de 7 ans et je découvre très régulièrement de nouvelles activités artistiques. Je suis très sensible, un peu sauvage et j’aime taquiner et rigoler. Je suis très affectueuse et suis très fidèle dans mes relations. Les valeurs qui me sont chères : la tolérance, la bienveillance, l’authenticité. J’aime les gens qui n’ont pas honte de leur vulnérabilité, au contraire je les admire !

Je m’écoute et prends du recul et accepte avec humilité de suivre Mon chemin du yoga.

Parle-nous de ta relation avec le yoga.

Je n’ai jamais été très sportive et j’ai toujours été de nature anxieuse et très cérébrale. Le jour où j’ai découvert le yoga, j’ai découvert une manière d’apprivoiser mon corps tout en faisant du bien à ma tête si l’on peut dire : la révélation !

J’ai commencé en faisant du vinyasa et du yin yoga et je n’ai depuis jamais arrêté de pratiquer le yin. J’ai testé pas mal de yogas différents en allant à des cours : hot yoga, nidra, kundalini, hatha, iyengar, etc. Je suis toujours revenue au yin yoga. J’ai fait une première retraite de yoga en Italie où j’ai découvert la méditation et le pranayama ainsi que la philosophie du yoga. J’ai adoré passer une semaine introspective à pratiquer tous les jours et je reconduis depuis l’expérience au moins une fois par an.

A l’automne dernier j’ai souhaité commencer à me former. Je n’étais pas prête à partir 4 semaines intensives en Inde, j’avais trop peur de l’intensité physique, des réveils quotidiens à 5h30, je ne suis pas prête à ça, pas encore mais l’envie d’apprendre et d’approfondir ma pratique est belle et bien présente. J’ai donc décidé de faire une petite formation de 50 heures de Yin Yoga avec Cécile Roubaud.

Aujourd’hui je vais à un cours de yoga chaque semaine avec la fabuleuse Cécile Doherty du blog Le Palais Savant. J’adore car elle est très axée Yin et Hatha yoga et est très spirituelle et j’avoue être encore un peu dans ma tête et préférer des pratiques de yoga doux avec beaucoup de spiritualité plutôt que des pratiques de yoga yang : plus intensives. J’ai récemment pris conscience que justement parce que j’étais plutôt yin, j’avais besoin de yang et donc je commence à avoir envie de pratiquer un yoga plus dynamique car j’apprécie de plus en plus la décharge émotionnelle que peut procurer une pratique physique plus intense.

Autrement je pratique chez moi au moins une fois par semaine le yin yoga : j’aime pratiquer au moins 90 minutes pour vraiment avoir le temps d’entrer en moi et de profiter d’une relâche en profondeur. Je médite de temps en temps mais ce n’est pas vraiment dans ma routine, j’utilise plus la méditation comme un petit remède anti-stress au besoin, je m’assois en tailleur et je commence par respirer puis je médite un petit peu.

Peu importe le style de yoga que je pratique j’adore le faire en musique, j’en ai pris l’habitude. J’adore chanter des mantras, je trouve que les mantras sont une autre forme de yoga, une autre façon de pratiquer. Dans le yoga sivananda auquel je m’intéresse, les mantras sont l’une des voies du yoga au même titre que la pratique des asanas. Le yoga m’aide énormément d’un point de vue physique et mental.

Mon engouement pour le yoga m’a parfois même déstabilisé : il y a tellement de choses à apprendre, à expérimenter et à découvrir que cela peut parfois être « pressurisant » et puis je m’écoute et prends du recul et accepte avec humilité de suivre Mon chemin du yoga, mon rythme, en me disant que j’ai toute la vie pour avancer et approfondir ma pratique. Je fonctionne donc complètement à l’instinct !

Qu’est-ce qui t’as amené à lancer ta marque de tapis de yoga ?

J’ai découvert le yoga au moment où j’ai réalisé que je ne voulais plus travailler en entreprise et que j’avais besoin en plus d’avoir une vie professionnelle constituée de plusieurs métiers. La diversité et l’indépendance sont les deux clefs de mon épanouissement professionnel.

J’ai alors eu l’idée de créer Yogom : à la base une application mobile de pratique à la maison que j’ai inventé à partir de ma pratique personnelle de yoga. J’ai créé plusieurs programmes plus ou moins courts et plus ou moins intenses et un ami à moins spécialisé dans la conception d’applications mobiles m’a aidé pour le côté technique. L’application va d’ailleurs être mise à jour d’ici quelques semaines avec plein de nouveaux programmes sous la thématique du yoga qui soigne.

J’ai ensuite souhaité développer une boutique en ligne et j’ai lancé en 2016 le premier tapis de yoga Yogom fabriqué dans un matériau écologique et recyclable. Le test a été concluant, le première production s’est bien vendue, en seulement quelques mois. Malgré ce succès si l’on peut dire, je n’étais pas totalement prête à vraiment croire en moi. Je pensais avoir fait joujou et je crois qu’en mon fort intérieur je savais ou pensais que je n’étais pas capable de montrer mon entreprise et que je retournerai en entreprise, ce que je fis et regretta immédiatement.

J’ai eu deux expériences professionnelles supplémentaires dans des super boîtes, j’aimais ce que je faisais, j’avais même accédé à des responsabilités de management et pourtant je n’étais pas épanouie. Je ne supportais pas l’aliénation du rythme imposé, de la hiérarchie, des procédures administratives, des protocoles à respecter, etc. J’ai toujours pris mes missions très à cœur et je n’ai jamais pu accepter de jouer le jeu de l’entreprise, je m’y suis toujours éteinte à petit feu.

Fin 2017 j’ai su que ce n’était plus possible, je n’avais pas forcement plus confiance en moi ni en mon projet mais j’étais convaincue de ne plus vouloir et plus pouvoir travailler en entreprise. A partir de là ça a été vital pour moi d’être à mon compte, peu importe ce que j’allais faire et peu importe le temps que ça allait prendre je n’avais pas le choix, je savais que c’était la bonne voie même si c’était très flou.

Je suis partie en voyage à L’Île Maurice rencontrer la famille de mon amoureux et au cours de ce voyage j’ai découvert les nombreuses échoppes de tissus et de rubans digne des milles et une nuit de Port-Louis. Je ne savais pas ce que j’allais en faire mais j’ai acheté de quoi remplir deux énormes valises. Je n’avais jamais cousu de ma vie et je ne savais pas ce que j’allais faire mais la créativité s’était réveillée en moi. Un signe du karma peut-être ? Je suis revenue avec tout d’un coup mille idées en tête et je me suis mise à coudre des sangles de transport pour tapis de yoga avec les rubans, des châles de méditation et des kimonos avec les tissus et j’ai recommencé à penser à Yogom et à voir plus grand.

J’ai eu envie de recommencer la production de tapis de yoga mais cette fois-ci d’y croire plus et donc de faire plusieurs modèles et de les vendre sur le site internet de Yogom aux côtés des sangles et des kimonos et c’est depuis un an presque que je n’arrête pas de créer, d’avoir des idées et d’entreprendre.

En fait je vois cette aventure comme une course de fond, on ne peut pas savoir comment ça va finir ni combien de kilomètres on va parcourir ni à quel rythme on avance et il ne faut tout simplement pas s’arrêter, ni se retourner, ni se comparer. Je pense qu’il n’y a pas d’entrepreneurs qui échouent, il n’y a que des entrepreneurs qui arrêtent et qui n’y croient plus. Tant qu’on y croit, on rebondit car oui la première idée n’est pas forcément la bonne, il faut affiner, tester, changer son fusil d’épaule régulièrement.

C’est une aventure extrêmement stimulante et stressante haha ! C’est drôle car c’est la pratique du yoga qui m’a poussé à en faire une entreprise et c’est aujourd’hui cette entreprise qui me pousse à dérouler mon tapis ! C’est le cercle vertueux du yoga 🙂

Les clefs de la réussite sont la confiance, l’authenticité et l’humilité. Il faut toujours agir comme si tout allait bien se passer, sinon la peur du risque vous frêne à prendre des décisions, il faut être fidèle à soi-même car si l’on ne fait pas les choses avec ses tripes ça sonne faux. Et on est plus en connexion avec son intuition et c’est à ce moment là qu’on se perd et puis il faut savoir rester humble car entreprendre c’est s’exposer, se dire et ce n’est pas du tout évident d’affronter le regard des autres, leurs réactions, leurs critiques. Mais il faut savoir écouter et entendre et ne pas le prendre de manière personnelle. C’est une aventure thérapeutique en fait ! Pour moi en tout cas ça me pousse à grandir, à m’affirmer et à me remettre en question et surtout à rester fidèle à moi même au fur et à mesure que je me découvre.

Je pense yoga quand je m’adresse à quelqu’un ou quand je fais face à une situation.

Est-ce que tu as de nouveaux projets pour YOGOM dans un futur proche ?

J’ai très envie de développer une gamme d’accessoires de yoga eco-responsable et fabriquée en Europe ou carrément en France. C’est difficile de trouver des fabricants qui produisent encore en France peu importe le produit recherché. Je n’ai jamais été spécialement sensible à l’écologie avant de découvrir le yoga et donc je n’avais jamais réalisé comme la mondialisation a complètement détruit les ressources locales.

Aujourd’hui j’en ai pris conscience, c’est un chemin que je débute et qui est difficile mais c’est grâce aux yogis Yogom et à ma communauté que je prends conscience chaque jour un peu plus de l’importance d’essayer au maximum d’orienter les produits que je développe et commercialise de la manière la plus respectueuse de l’environnement.

C’est d’ailleurs à la demande des clients Yogom que je suis en train de mettre au point des accessoires au moins fabriqués en Europe. Il va également y avoir des vaporisateurs pour nettoyer les tapis de yoga, des coussins de relaxation pour les yeux, des senteurs, des bougies et je l’espère des vêtements éthiques. Il y a déjà dans la boutique du Palo Santo, de la sauge blanche pour faire des fumigations et quelques leggings tie and dye teints à la main. Affaire à suivre donc très vite je l’espère mais on ne peut pas forcer le chemin…

« Mathilde Corbin, prof de yoga« , ça te parle ?

Haha ! C’est drôle que tu me poses la question. Après 3 ans de pratique l’idée m’a traversé l’esprit mais c’est une idée qui me dérangeait et que je n’arrivais pas à associer à une envie. J’y pensais, je cherchais, ça m’a même un peu obsédé. Je me disais il faut que je me forme, il faut que je sois prof sans me demander vraiment pourquoi je croyais en avoir envie et ce que ça allait m’apporter.

Je crois même que c’est ce que j’appelle « la maladie d’Instagram » qui m’a un peu beaucoup influencé. Je ne suis pas une instagrameuse née, j’y suis et m’efforce d’être présente sur les réseaux sociaux pour fédérer la communauté autour de Yogom mais c’est difficile de le faire et de réussir tout en respectant mes valeurs.

Aujourd’hui dès que vous commencez le yoga, la question de la formation se pose. C’est en effet très attrayant de devenir prof en 4 semaines ! Et ça titille l’égo. J’avais envie d’avoir le certificat de prof mais quand je pensais à faire 4 semaines intensives ça m’angoissait : me lever tous les matins à 5h30 (j’avais l’impression que c’était pire que le rythme de l’entreprise), pratiquer de manière aussi intense alors que je n’ai pas une pratique sportive régulière… Et je culpabilisais de me dire que je n’en étais pas capable. Encore plus quand à chaque fois que je posais la question à quelqu’un ayant fait une formation elle me disait : c’est génial, c’est facile, vas y fais le etc.

C’est faux, quand vous cherchez un peu vous trouvez aussi des témoignages de mauvaises expériences de personnes qui n’étaient pas prêtes et pour qui ça a été très destructeur sur le plan psychologique et physique et je ne parle pas seulement des formations arnaques, même pour une bonne formation tout le monde ne peut pas comme ça en un claquement de doigts s’acheter sa formation.

Je ne souhaitais pas non plus faire une formation sur plusieurs années : trop engageant pour une personne aussi volatile que moi, enfin disons que je n’ai pas la stabilité de vie qui me permette de m’engager sur cette voie. Aujourd’hui ma vie est une aventure et je suis contente de ne pas pouvoir dire où je serais dans un ou deux ans, ni même dans six mois !

Bon la vérité c’est que j’ai envie mais je ne suis pas prête. J’ai quand même fait une petite formation de Yin Yoga de 50 heures et ça m’a aidé à encore plus réaliser que pour donner du yoga aux autres il fallait d’abord que j’en fasse beaucoup plus, que j’en reçoive, que je me nourrice. Enseigner le yoga n’a rien à voir avec pratiquer, d’ailleurs si j’ai fait cette formation c’est pour affiner ma propre pratique de yin, et sur ce point ça a été une expérience positive mais au final je me nourris bien plus en partant faire une retraite de yoga que pendant une formation, en tout cas celle que j’ai faite.

Ça n’a pas été facile d’accepter ces limites que j’ai rencontrées mais maintenant je le vis très bien et j’ai affiné mes objectifs : lire des livres sur la philosophie du yoga, m’intéresser à l’ayurveda, pratiquer plus régulièrement, développer une pratique plus yang et pourquoi pas partir en retraite méditative ou en silence. Avant de donner des cours je souhaite développer ma connaissance de la philosophie du yoga pour avoir une réelle spiritualité à transmettre, et c’est ce qui je trouve le plus difficile à trouver chez un prof : le feeling, l’inspiration, le ton qui nous parle, nous percute.

Quelle est ta routine, ou tes petites habitudes en relation avec le yoga ?

J’écoute des mantras du matin au soir, je parfume ma maison avec du Palo Santo au moins une fois par semaine et dans la pièce où je pratique le yoga à chaque fois avant de commencer pour créer l’ambiance, je m’offre une séance de yin yoga chez moi avec couvertures, bolster et postures restorative, coussin sur les yeux, et aucune limite de temps dans la posture de savasana, la luxure yoguique totale !

Je lis des livres de yoga dans mon bain et au lit. J’essaie au quotidien de respirer en conscience et de mieux manger. Je suis atteinte de la maladie de Crohn et le volet alimentaire est un vaste chantier pour moi. L’importance que le yoga donne à l’alimentation m’aide également énormément à améliorer mes habitudes mais je suis loin d’être vegan.

Je ne mange plus que très peu de viande mais je me rends compte que c’est venu tout naturellement, je ne saurais même pas dire si c’est le yoga inconsciemment qui m’y a aidé. La maladie m’a obligé à modifier mes habitudes et à prendre conscience et le yoga m’aide sur le comment. Je me fais également aussi masser régulièrement et j’aimerais pourquoi pas apprendre un jour.

Je souhaite partir en cure ayurvédique très bientôt. Je n’ai pas une pratique effrénée mais je pense que je vis quand même bien le « en mode yoga ». C’est devenu mon système de valeurs. Je pense yoga quand je m’adresse à quelqu’un ou quand je fais face à une situation : j’applique les principes d’écoute, de respect et d’intuition que le yoga m’apprend par la pratique et la philosophie.

Quel produit nous conseilles-tu pour nettoyer le tapis Yogom ?

Grande nouvelle d’ici quelques jours : vous allez trouver dans la boutique en ligne des vaporisateurs pour tapis de yoga fait à base d’eau et d’extrait de parfum sans alcool, bio, 100% naturels et faits en France.

Personnellement je nettoie mes tapis avec de l’eau mélangée à quelques gouttes d’huiles essentielles de lavande qui a des vertus antiseptiques. Vous pouvez utiliser d’autres huiles essentielles, ajouter un peu de vinaigre blanc et même un peu de parfum.

Parfois j’aime bien mettre un peu d’un parfum que j’aime beaucoup mais non seulement il ne faut pas en abuser car l’alcool n’est pas très bon pour le tapis mais en plus c’est surtout pour l’odeur plus que pour le nettoyer. Vous pouvez aussi tout simplement utiliser du savon mais pas de machine à laver !

Un mantra favoris ?

Mon mantra qui est devenu le mantra fétiche de Yogom :

« Become loyal to your innermost truth, follow the way when all others abandon it and walk the path of your own heart »

« Deviens fidèle à ta vérité la plus profonde, Suis le chemin quand les autres abandonnent, Marche sur le chemin de ton propre cœur« .


Merci sincèrement à Mathilde pour avoir répondu à mes questions, et pour ce sublime tapis qui m’accompagne au cours de Ashtanga chaque semaine ! J’espère que cette revue vous a permis vous faire une jolie idée de la qualité de ce tapis bodyline.

N’oubliez pas d’aller faire un tour sur le site YOGOM pour voir tous les chouettes produits 🙂 et restez connecté pour profiter du concours que l’on va bientôt organiser sur Instagram… !

Et bien sûr si vous avez d’autres questions sur le tapis, laissez-nous un commentaire pour que l’on puisse vous répondre.

Retrouvez d’autres photos du tapis ci-dessous !

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LE tapis YOGOM et interview de Mathilde

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