Mes premiers pas vers le zéro déchet

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Depuis quelques années, la société tend vers le minimalisme, le zéro déchet, et la simplicité. Ça peut paraître très paradoxale dans une société de consommation où avoir beaucoup d’argent et de nombreux biens matériels est synonyme de réussite. Et pourtant, une partie de la population a compris que le fait de posséder ne rendait pas heureux. Aujourd’hui, la planète sur laquelle nous vivons est en danger. Et je reste sceptique sur la volonté de certain de tous nous emmener vivre sur Mars !

Nous devons protéger notre planète, changer nos modes de consommation, réfléchir quotidiennement pour limiter les dégâts. Car malheureusement, il est bientôt trop tard… !

Depuis quelques mois, j’ai moi aussi décidé de faire un pas en ce sens. J’utilise des cosmétiques bio depuis juin 2016. Fini les compositions cracra, les produits chimiques (au maximum) et les achats de grandes marques. Je me demande de plus en plus pourquoi elles ont tellement de succès. Vous trouvez cela normal d’acheter un produit contenant de nombreux perturbateurs endocriniens ? Un produit qui a été testé sur les animaux, jusqu’à entraîner leur mort ?

En plus de me tourner vers des cosmétiques plus responsables pour l’environnement, les animaux et mon corps, j’ai commencé à réfléchir aux déchets que je produis. Chaque année, ce sont en moyenne 500 kilogrammes de déchets que produit chaque habitant français. Si nous pouvions tous réduire ces déchets, la planète nous remercierait. Et peut-être que le 7ème continent finirait par diminuer – ou au moins à ne plus croître.

Je vous présente aujourd’hui mes efforts en matière de zéro déchet.

Les shampoings solides

Vous en avez forcément entendu parler : les shampoings solides sont des shampoings sous forme de savons solides. J’avais commencé par acheter des shampoings de la marque britannique Lush, avant de me rendre compte que les compositions n’étaient pas super clean (je note tout de même que la marque ne réalise pas de test sur les animaux !). Aujourd’hui, j’utilise le shampoing pour cheveux gras de la marque Les Savons de Joya.

Non seulement je l’ai choisi en fonction de sa composition : des produits biologiques et naturels au maximum. Mais aussi parce qu’il dure plus longtemps qu’un shampoing en flacon. Par conséquent, je génère moins de déchet avec un produit bon pour mes cheveux, et pas forcément plus onéreux.

Dans la catégorie « solide », j’ai également opté pour le déodorant solide de Lush. Il sent assez fort mais est bien meilleur pour la peau qu’un déodorant en spray.

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L’oriculi

Les cotons tiges font partie du fameux Top 10 des déchets que nous produisons. C’est sûr qu’un à deux par jour peut très vite faire augmenter le compteur. Fort heureusement, ils seront interdits dès 2020. Mais il est extrêmement facile de les remplacer avec ce petit objet nommé un oriculi. La marque Lamazuna, spécialisée dans le zéro déchet, propose ces petits bâtons en bambou. Le bout a une forme de cuillère pour récupérer en douceur le cérumen de vos oreilles.

Il m’a fallu un petit temps d’adaptation, car j’avais l’impression que mes oreilles n’étaient pas assez propres. Pourtant elles l’étaient ! Ce petit bâtonnet est réutilisable à vie, alors ne faites pas une fixette sur le prix. Et si vous en commandez plusieurs, Lamazuna fera attention de mettre des couleurs différentes pour chaque personne de votre famille.

Cotons réutilisables

Tout comme les cotons tiges, les cotons démaquillants sont une vraie plaie. Nous (et en particulier les femmes qui se maquillent) en utilisons énormément ! Je me souviens très bien que mes parents utilisaient un gant de toilette, « à l’époque ».

Aujourd’hui, ils reviennent à la mode, mais sous une forme plus petite pour se démaquiller et se nettoyer le visage. Ils vont très bien à la machine à laver. Une fois de plus, vous pouvez les trouver un peu cher, mais puisqu’ils sont réutilisables pour une très longue durée, ils seront vite rentabilisés et vous oublierez en moins de deux les cotons jetables.

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Chiffons en microfibres

Cela ne fait que quatre mois que je les utilise, pour remplacer les éponges et l’essuie-tout. Ces chiffons sont parfaits pour nettoyer la cuisine, la salle de bain, mais aussi pour éliminer la poussière. Ils se lavent et sont donc réutilisables. Faites attention car il y a de tous les prix, des fois sans que ce soit justifié. On en trouve à 2€ l’unité et ils sont parfaits !

Quand on regarde plus précisément le prix de l’essuie-tout et des éponges, on est certain de faire des économies, tout en faisant du bien à notre chère planète.

Si vous souhaitez réaliser votre propre éponge réutilisable, un tawashi, je vous conseille le tutoriel de Marie (c’est d’ailleurs son article qui m’a donné envie de parler de mes premiers pas vers le zéro déchet).

Les produits en vrac

Depuis quelques mois a ouvert un petit magasin zéro déchet à Poitiers (l’Effet bocal pour les intéressés). Ce magasin favorise en premier les produits locaux, et si possible bio. Lorsqu’ils ne trouvent pas de produits locaux (comme le thé), ils seront forcément bio.

C’est un très joli magasin ou le principe est clair : il faut venir avec ses bocaux, ses sacs, ses contenants quels qu’ils soient. Ils sont pesés et c’est parti : vous pouvez les remplir et vous payez le juste prix. Je m’y rend le plus souvent pour acheter du riz, des lentilles, du thé et des œufs. C’est une superbe démarche qui voit le jour dans de nombreuses villes françaises. Aucun déchet n’est donc produit.

J’avais également entendu dans un magasin Biocoop qu’il faudrait également venir avec ses contenants. Mais ils n’ont pas encore franchi le pas !

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Serviette en tissu

Avant, j’utilisais de l’essuie-tout à table. Maintenant c’est différent, j’ai choisi d’acheter des serviette en tissu. Elles sont bien évidemment nettoyables et réutilisables ! Elles permettent aussi d’avoir une touche de couleur sur la table, au moment de manger.

Acheter juste ce dont j’ai besoin

Aujourd’hui, j’essaie de m’organiser d’une différente façon, notamment pour réduire les déchets alimentaires. J’ai appris à cuisiner pour pouvoir manger ce que j’ai préparé sur mon lieu de travail. Le dimanche, c’est donc après-midi cuisine ! Avant de faire mes courses, je prépare ma petite liste de ce que je souhaite manger à chaque repas de la semaine. J’arrive de plus en plus à m’y tenir. Mais parfois quand un ami vous invite à l’improviste, c’est plus compliqué. Quand j’ai déjà des restes qui m’attendent dans le frigo, je les amène chez nos amis pour les partager et éviter de les jeter !

L’avantage de faire sa petite liste de repas de la semaine en avance est aussi économique. On achète que ce dont on a besoin, on fait le moins d’écart possible et on ne jette rien.

En projet : un composteur

Avec mon chéri, nous réfléchissons à faire du compost avec les déchets organiques que nous produisons (épluchures, coquilles d’œufs, restes alimentaires…). Un composteur public a été placé proche de chez nous, nous pourrions donc « offrir » ce compost aux personnes qui en ont besoin, puisque nous n’avons pas de jardin. Nous sommes encore en train d’y réfléchir. Mon chéri préfère un lombriposteur (avec des lombrics), mais cela demande beaucoup plus d’entretien. Je n’hésiterais pas à vous en parler dan un article, si vous franchissions le pas !

Les produits dont je ne peux pas me passer

Il y a aussi quelques habitudes que je n’arrive pas à modifier. Il s’agit par exemple des mouchoirs en papier. J’ai toujours eu de très gros rhumes dès la fin de l’été et jusqu’au printemps. Et très sincèrement, j’utilise tellement de mouchoirs que je ne me vois pas changer pour des mouchoirs en tissu. Je ne trouve pas cela très propre, puisqu’on ne peut pas en avoir 20 sur soi tout le temps et qu’on le met dans notre poche. Je me sens mieux si je peux jeter mon mouchoir en papier dans la poubelle. Je privilégie les mouchoirs « bio » mais je ne pense pas aller plus loin.

J’avais également fait le test du dentifrice solide de Lamazuna. Pour moi ce fût un véritable flop ! Je l’avais mit dans une petite boite, la tête en bas, mais il avait fondu ! Et même si j’avais prévu un petit couvercle, j’avais l’impression que ce n’était pas très propre. J’ai hésité à acheter un dentifrice de la marque Les Savons de Joya, mais j’ai du mal à croire qu’une toute petite boîte puisse être l’équivalent de trois tubes de dentifrices. Pour le moment, c’est donc un dentifrice « bio » de grande surface que j’utilise.

Un autre produit tout simple et dont je ne peux me passer est le gel douche. J’ai essayé différents savons solides, mais soient ils ne moussaient pas (bio oblige) soit ils coutaient assez cher et s’usaient très vite. J’ai donc acheté un gel douche bio en pompe de 950ml. Plus intéressant que les petits formats !

Concernant les produits plus intimes, je ne suis absolument pas prête à ce genre de produits. Que ce soit une serviette hygiénique lavable ou bien une cup. J’en profite pour glisser que j’ai un implant contraceptif dans le bras. En terme de perturbateurs endocriniens, on peut pas faire pire (quoi que !), mais je ne suis pas capable de prendre la pilule. Je suis trop tête en l’air et ce même avec une horloge réglée à la même heure tous les jours. « Grâce » à cet implant, je n’ai que très très rarement mes règles : j’ai une réserve de serviette hygiénique chez moi mais seulement en cas d’extrême urgence. Dans un sens, je contribue au zéro déchet.. !

Et l’électro ménager ?

Il y a une semaine, le blender est tombé en panne. Heureusement pour nous, il était toujours sous garantie. Je suis un peu choquée parce qu’on ne nous a pas proposé de le réparer ! De suite on nous a indiqué d’en prendre un nouveau dans le rayon. C’était dans un magasin de la grande distribution, et je doute qu’ils cherchent à les réparer pour les remettre en vente.

Aujourd’hui c’est inconscient de jeter un objet qui pourrait simplement être réparé et servir à nouveau ! Le problème est que si nous avions essayé de le réparer nous-même sans y parvenir, nous aurions perdu la garantie… un cercle vicieux mais c’est la planète et les générations futures qui trinquent !


Et vous, quels sont vos astuces zéro déchet ?

Pour aller plus loin : Zéro Waste

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8 commentaires

  1. Oh, toi aussi tu penches vers ça ! Merci pour l’idée du coton-tige, je ne connaissais pas ce produit 🙂 Niveau shampoing, perso je me suis dirigée vers Veleda, qui propose de bons produits… En parallèle, j’ai bcp travaillé pour réduire les fréquences de lavage, et résultat le flacon Veleda dure plus d’un mois ! Ça reste un déchet, mais rien comparé aux tonnes de shampoing que je consommais avant…
    En tout cas, merci pour cet article, ça me donne de nouvelles idées ! 🙂

    1. Hello ! Oui j’y pense depuis un moment et petit à petit je me rend compte que j’ai changé pas mal de choses ! Bien sûr ce n’est pas parfait mais ça viendra 🙂
      Je te conseille l’oriculi sans hésitation ! Si tu te dis qu’il dure à vie (à moins de le casser), c’est forcément rentable !
      Bise et à bientôt 😉
      Claire

  2. C’est une très bonne chose que de plus en plus de personnes se rendent compte qu’il est temps d’agir, surtout que c’est réellement en choisissant ce que nous voulons consommer (ou ne plus consommer) que l’on peut faire changer les choses !
    En ce qui concerne le dentifrice, tu peux peut-être essayer d’en réaliser un toi-même ? J’ai mis un peu de temps à trouver une recette qui nous convenait, mais désormais on est habitué à ce dentifrice fait maison. Et l’avantage est que les produits utilisés pour le réaliser s’utilisent pour une multitude d’autres choses ! Je fais une version en poudre, avec simplement de l’argile blanche, un peu de bicarbonate et des huiles essentielles, ou sinon j’y ajoute de l’huile de coco et je le verse dans un tube acheté sur aromazone 🙂
    Je te félicite pour tes premiers pas vers le zéro déchet ! Tu fais déjà plus que la plupart des personnes ! L’important est d’agir, peu importe le rythme ou les moyens.

    Je te souhaite une belle journée
    Nastasia

    1. Hello !
      C’est une très bonne idée le dentifrice maison.. il faut que je trouve la recette parfaite qui nous conviendra ! Mon copain est tout à fait d’accord avec le principe de zéro déchet mais il a un temps d’adaptation plus long.
      C’est vrai que j’ai réussi à changer pas mal d’habitudes finalement !
      À bientôt,
      Claire

  3. C’est déjà pas mal du tout ! Je me mets aussi gentiment au zéro déchets et j’avais eu l’idée aussi de faire un article dans le genre ^^ pour ma part je suis passée depuis un moment aux serviettes lavables et à la coupe, j’en ai parlé sur le blog il y a quelques mois si ça t’intéresse 🙂 Et tout récemment j’ai acheté des serviettes en tissu au lieu des serviettes en papier qui remplissaient la poubelle inutilement.. 🙂
    Il faut encore que je saute le pas avec les cosmétiques, mais pour l’instant j’y arrive pas vraiment, trop de tentations… :/

    1. Ah pour moi la cup c’est vraiment pas possible… et comme j’ai un implant contraceptif j’ai très peu mes règles donc plus besoin de rien ou très très peu ! Et pour les cosmétiques, j’en ai aussi peu : je me maquille rarement déjà parce que je ne sais pas faire puis je n’ai pas envie de prendre le temps ! Du coup ce sont des frais et des déchets en moins 🙂
      À bientôt !

  4. Après une semaine bien (trop) chargée, je prends enfin le temps de venir lire tes nouveaux articles. Celui-ci attire particulièrement mon attention, et tu sais pourquoi… Je trouve ton cheminement déjà bien avancé, en tout cas tu as pleinement conscience de tout l’impact que nous pouvons avoir sur l’environnement, et je pense que c’est la base.
    Je vois que je ne suis pas la seule à être déçue du dentifrice solide de chez Lamazuna… Autant je suis ravie de leur shampoing, mais alors ce dentifrice, je ne sais pas, mais je n’accroche pas du tout. J’ai d’ailleurs récemment acheté un dentifrice en tube en magasin bio, parce que cette sensation de fraîcheur et la mousse du dentifrice me manquait trop. Depuis j’alterne entre les 2.
    Trop chouette cette nouvelle adresse à Poitiers, il y en a une similaire depuis 2 ans à Nantes. Je trouve ces engagements tellement beaux !
    Je suis intéressée d’avoir la suite de votre intérêt pour un composteur ou lombriposteur.
    La dernière partie de ton article avec ce questionnement sur les électroménagers est super intéressant. Un sujet qui demande à être creusé.
    J’ai adoré lire ton article en tout cas. Merci pour la petite mention, j’espère que tu auras l’occasion d’essayer d’en confectionner un aussi pour venir compléter l’usage de tes microfibres.
    A très vite,

    1. Hello Marie, je suis ravie que mon article te plaise !
      Effectivement il faudra que je tente de réaliser un tawashi, c’est le genre de choses que je remets toujours à plus tard.
      Oui je trouve que l’électroménager est un vrai problème.. il y a quelques années c’était mon micro onde qui avait rendu l’âme mais il était réparable. J’avais mit une annonce pour le donner et je pense qu’il avait eu une seconde vie grâce à quelqu’un qui savait le réparer.. si tout pouvait être comme ça !
      À bientôt,
      Claire

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